lundi 14 septembre 2009

Grèce – Rhodes/Ρόδος - Petit retour sur ces quatre derniers mois

Je suis arrivé par le ferry à Rhodes, ville fameuse pour son colosse que l’on ne trouve nulle-part, et pourtant il était gigantesque parait-il. Une ville fortifiée, patrimoine de l’UNESCO, et ça se comprend. Ce serait magnifique si... le tourisme de masse n’avait pas réveillé les instincts les plus normaux de subsistance de la race humaine, c’est-à-dire vendre ce que les gens veulent acheter. Des milliers de boutiques de babioles a priori crétoises (mais ça reste à prouver, puisqu’on trouve les même à Biscarrosse avec inscrit Biscarrosse ! Peut-être de lointaines influences sur l’artisanat...), des tas de cafés où on peut manger et boire pour aussi cher qu’a Londres, et partout des inscriptions du genre «English breakfast», «danish corner» ou «dutch cuisine» (pour ce dernier je ne comprends pas trop... à part le gouda, mais bon). Les touristes ont ce qu’ils veulent, ils sont contents. Et on les trouve par chance dans les grandes artères de la ville médiévale, ce qui laisse paradoxalement un peu plus d’air dans les multiples ruelles étroites où l’on peut voler gentiment quelques moments de vie en laissant trainer ses yeux dans les vieux appartements sombres aux portes ouvertes. Et c'est là, perdu dans ce dédale sombre, que l'on se sent au moyen-âge et que l'on appréhende mieux les siècles d'histoire qui ont façonné ces murs et édifices cachés.
Sur les plages, les chaises longues sont disposées géométriquement parallèles, et géographiquement vers le soleil. Ce qui n’est pas facile pour observer la mer aux couleurs magnifiques et la côte turque qui se dessine au loin. Mais les gens ont les yeux fermés, c’est sûr, le soleil tape fort, et puis, pourquoi les ouvrir et voir la Turquie? Brrr ça doit être plein de terroristes là-bas, on est tout de même mieux en Europe au soleil. De plus, la mer, on en a pris une photo en arrivant, maintenant, on peut se consacrer à notre formidable opportunité de progression sociale lors de notre retour au boulot : le teint mat!
Ouai, et bien moi, j’en profite pour me consacrer à mon petit journal de bord, ce n’est peut-être pas mieux : je ferais bien de parfaire mon bronzage au lieu de jouer avec un clavier. Et de toute façon, je suis en transit.

Voici donc exactement quatre mois et trois jours que j’ai pris la route, et que je vadrouille en Europe. Je suis aux portes de l’Asie, il me suffira de traverser demain cette ligne inventée par les guerres, qui délimite deux continents. Il est peut-être temps maintenant de voir ce qui a changé depuis le jour où je partai ne sachant pas vraiment de quoi serait fait mon voyage, jusqu’à aujourd’hui, le sac à dos plein d’une première expérience.


LA ROUTE
D’après le plan initial, je devrais être maintenant aux portes de l’Iran, après être passé par la Roumanie, la Bulgarie et Istanbul pour traverser la Turquie. Mais je me suis quelque peu attardé avec plaisir. Les opportunités et les envies n’ont pas manqué de me faire bifurquer ou de m’attarder. J’ai donc passé quatorze jours à traverser la France, quatre jours à trainer en Belgique, vingt-neuf jours à parfaire mon allemand, dix-neuf jours pour revoir de vieux amis polonais. Puis j’ai décidé d’un retour bref en France, avant de repartir à travers le nord de l’Italie pendant deux jours, puis de bifurquer encore une fois vers le sud afin d’assister à un festival de musique incontournable en Serbie. Traverser en cinq jours la Slovénie et la Croatie pour en passer six autres formidables en Serbie. Là, des amis prenant leurs vacances non loin, je les rejoignis pour quatre jours de randonnée en Bulgarie, avant d’arpenter pendant 10 jours avec eux la Grèce continentale. Encore une fois, après cela je ne repris pas la route d’Istanbul, préférant m’attarder afin d’en découvrir un peu plus sur la Grèce, en passant par le Péloponnèse et l’ile de Crète. Trente-trois jours en Grèce que je ne regretterai pas. Maintenant, retour sur le chemin original, cap sur Marmaris, côte sud-ouest de la Turquie. Je projette de passer à Istanbul pour demander mon visa d’entrée en Iran, et traverser la Turquie rapidement. Pourquoi rapidement? Simplement parce que je fais ce qui me chante. Toutefois, je ne sais pas de quoi sera fait demain, donc ne prenons pas mes prévisions pour des acquis!

L’AUTOSTOP
Jaime! Je ne peux plus m’empêcher de risquer la galère, car ce sont finalement un tas d’expériences enrichissantes qui m’ouvrent les portières. J’ai été pris par 169 véhicules durant ces quatre mois. Des personnes de tous âges, tous métiers, tous destins, toutes opinions. Des riches, des pauvres, des tristes, des heureux, de 18 à 78 ans; J’ai parlé l’allemand, l’espagnol, l’anglais, l’italien, le français, essayé d’apprendre les bases du polonais, du serbe, du grec, et parfois je n’ai pas parlé du tout car il n’y avait vraiment rien à faire pour se comprendre! Et pourtant même sans paroles, la majorité des gens ont été très aimables, voire formidables, allant jusqu’à m’avancer sur des dizaines de kilomètres après leur maison, me déposant à l’adresse exacte, ou arrangeant mon transfert à la CiBi... Les hommes sont bons, oui il faut en être convaincu, et si on ne l’est pas, on le découvre en autostop.
Bref, j’en redemande!

LE SAC A DOS
Il faisait vingt kilos au départ (sans compter les deux litres d’eau en moyenne). Après mon passage en France il n’en faisait plus que seize. Et maintenant je suppose que son poids doit avoisiner les quatorze kilos. Que de superflu. Un tas de choses n’avaient pas leur utilité, en tous cas immédiate, et je m’en suis rendu compte sur le trajet. Qu’y avait-il dans ce sac, et que reste-t-il?
Il reste:
-trois chemises (je pense en larguer une), un T-shirt, un short, deux pantalons légers (utile quand il fait frais en montagne et contre les moustiques), un pull-polaire, quatre caleçons.
-mes petits baskets bleus tout usés et mes tongues
-la trousse à pharmacie avec plein de choses qui me serviront peut-être, sauf que je ne sais pas ce que c’est. Pourtant ma maman m’a bien expliqué, mais il n’y a rien à faire, cela ne rentre pas! Les pansements ‘‘Mickey’’ offerts par merZhin ont en tout cas été utiles!
-un spray anti-moustiques qui commence à avoir son utilité lors de mes nuits sous les étoiles.
-un stylo et un marqueur (pour les panneaux autostop)
-une boussole qui ne marche pas et qui est trop lourde...
-un couteau suisse (merci Corinne) et un couteau normal (merci Keykey), super utiles.
-appareil photo compact et téléphone portable NOKIA le plus simple de l’univers, sans chargeur (on en trouve chez les gens)
-du PQ, je ne reviendrai pas sur son utilité
-un chapeau offert par Stavros, un de mes hôtes en Grèce
-trousse de toilette dans un sac plastique avec brosse à dents, dentifrice, savon, rasoir (qui comme on peut le voir sur les photos n’est pas tellement sollicité) et mousse à raser qui va disparaitre après le prochain rasage.
-une serviette de voyage ultralégère séchage rapide, super pratique
-une couverture de survie qui n’a jamais servi et qui ne servira je l’espère jamais, mais je la garde.
-un tapis de sol gonflable utile pour les sols durs ou s’isoler du sol
-un duvet (ça oui c’est indispensable)
-carnet de route, 2-3 babioles, etc.
Ce qui a viré :
-un pull-polaire de rab (un seul suffit en fait)
-une veste polaire chaude : c’est l’été; quand j’en aurai besoin j’en achèterai une.
-une paire de chaussures de rando (1kg); pareil on me dit «et si tu en as besoin au Népal?», réponse : j’en achèterai, pas besoin de les trimballer pendant des mois, avec en prime le risque de les perdre de toutes façons!
-mon appareil photo reflex : si j’étais sur un projet photographique, il aurait son utilité, mais mon petit compact est très suffisant pour ce que je fais (1kg de plus en moins!)
-et quelques autres grammes dont je ne me souviens pas, mais les grammes faisant les kilogrammes, mon dos en est reconnaissant.

Donc, rien de mieux que le voyage en lui-même pour estimer ce dont on a besoin ou pas. Et puis si on a vraiment besoin de quelque chose de spécial pour une région donnée, on le trouvera là-bas, sans doute plus approprié, en plus.

LE TELEPHONE PORTABLE
Et bien il est difficile de s’en passer totalement en fait. Je pensais que cela ne me serait pas de grande utilité, que je trouverais toujours un moyen de faire sans. C’est possible, mais le plus grand problème est que l’interlocuteur n’a pas envie de trouver un moyen de faire sans. Et je ne peux pas lui en vouloir. Donc appeler quelqu’un est simple, il suffit de demander à quelqu’un dans la rue, ou au conducteur qui nous a pris en stop de nous prêter son téléphone, et cela fonctionne, les gens sont prêts à vous aider pour si peu. Non le plus dur, c’est que les autres veulent pouvoir vous joindre, ils ne veulent pas prévoir, donner rendez-vous, etc. C’est fini ce temps-là, il n’y a plus de place a l’organisation, aussi simple soit-elle. Alors, pour ne pas louper des opportunités, pour être joint, pour envoyer un SMS de confirmation, j’ai gardé mon téléphone portable. Le plus simple qui soit : un NOKIA qui fait fonction téléphonie, surtout. Il faut dire qu’en France, téléphoner, c’est onéreux, et obtenir un numéro nécessite tout un tas de papiers compliqués. J’ai pu en Pologne acheter une carte SIM accompagnée de son numéro et de son prix en communications, pour 2,5€, et 3€ en Grèce. Et on achète cela au kiosque, comme on se procurerait une carte téléphonique ou un paquet de chewing-gum, sans remplir aucun formulaire ni présenter d’identité. En quittant le pays, on peut laisser la carte à un ami qui l’utilisera pour ses autres amis étrangers lui rendant visite. Parfois je ne comprends pas ce que signifie vraiment «pays développé».
Je garde donc mon téléphone, mais j’essaie le plus souvent de le laisser rangé, quand je n’attends pas de coup de fil.

ECRIRE
Écrire pour moi-même, je n’ai jamais pu. J’ai parfois essayé de commencer à reporter mes pensées dans un «journal intime», mais ça n’a jamais duré. Je n’en ai simplement pas envie. Ecrire pour les autres, pour que l’on me lise, par contre j’aime faire cela. J’ai souvent, il faut l’avouer, la flemme de commencer, mais une fois que c’est parti il est difficile de m’arrêter. Mes amours se sont abimé les yeux sur mes déclarations interminables, ou bien seul un petit e-mail d’information sur l’organisation de la prochaine sortie entre amis se transformait vite en histoire sans fin.
Avant de partir en voyage, j’ai lu un tas de blogs intéressants sur internet, récits de voyages sous différentes formes (sites personnels, blogs, sites d’actualités, recueils photos...). Mais je ne ressentais pas a priori le besoin d’en faire de même, ce voyage étant d’abord une recherche sur moi-même, une décision personnelle - peut-être qu’avec le recul, c’était surtout de la paresse! Ensuite, Sylvain m’a fait part de son projet de créer un site web, et m’a convaincu d’accepter qu’il le mette au point pour mon voyage. Sans promettre grand-chose, j’ai suivi son vœu, et je dois dire que je me suis laissé prendre au jeu. Je n’écris pas que pour moi, j’écris pour que l’on me lise, ce qui m’encourage à continuer. Et vos nombreux messages sur le site autant que les e-mails personnels que je reçois me donnent de l’énergie pour cela. Merci du soutien, et du souvenir!
Peut-être que tout cela aura dans mon futur une utilité pour moi, peut-être pas, mais je peux voir que certaines personnes parmi mes amis, ma famille ou les gens que je rencontre sur mon chemin prennent plaisir à me suivre. Et ma mère semble dévorer mes articles comme elle engloutit ses romans, ce qui est la plus grande des utilités, jusqu’à preuve du contraire ;)

Durant la première partie de mon voyage, en Allemagne et en Pologne, j’ai été logé tous les jours chez quelqu’un, soit un ami, un ami d’ami, soit un couchsurfeur. Je pouvais donc parfois passer un peu de temps à part, pour rédiger des articles, et cela restait a peu près à jour. Ensuite, depuis que je suis reparti sur la route un peu plus avec l’incertitude du lendemain, sans savoir la plupart du temps où j’allai atterrir, j’ai eu beaucoup moins l’occasion de me connecter à internet ou d’avoir tout simplement un ordinateur à disposition. Sans compter que le nombre de pages par jour de voyage ne cesse d’augmenter. Quand je loge chez quelqu’un, je préfère en outre passer du temps avec lui plutôt que de taper du texte au clavier, ce qui est par ailleurs le but de mon voyage, les rencontres. Le reste du temps, trouver un cyber café peu onéreux et avec des bécanes ne datant pas de la Reconquista, est un casse-tête, et quand bien même, je ne peux pas y passer des heures à taper du texte.

Enfin, le contenu de mes écrits : je ne suis pas content! La forme, ça va. En effet, je n’ai pas les réflexes d’un écrivain, mes formes grammaticales et l’emploi des temps est un vrai bordel, mes phrases durent parfois des plombes et on s’étouffe avec les adjectifs en surnombre et les propositions subordonnées conjonctives à tout va (tient, vous voyez! Allez, prenez votre souffle, et continuez). Mais j’écris comme cela me chante, et je pense que l’on peut comprendre la majorité. Non, ce qui ne me plait pas, c’est plutôt que c’est bâclé. J’aimerais parfois insister sur une partie du récit, une description, faire part de mes impressions, mes sentiments, mes opinions. Mais je ne le fais que rarement car je n’ai pas le temps. Résulte alors un résumé qui parfois à la relecture me semble un peu fade, et je ne suis pas content de moi! Sans doute que, ne pouvant pas exprimer exactement tout ce que je vis et pense, car c’est impossible, le sentiment que ce soit bâclé est inévitable...
Comme je n’avais pas grand chose à faire ces derniers jours, j’ai écrit sur mon carnet, mais cela implique de tout recopier sur internet, ce qui au final est un peu une perte de temps. Puis en me promenant, je suis tombé sur un de ces petits ordinateurs portables conçus spécialement pour le voyage. Je me suis renseigné sur internet et l’avis de nombreux backpackers (backpack = sac à dos en anglais, donc «un voyageur au sac à dos») sur ces «netbooks» est très positif : c’est petit, la batterie dure plus de 5h, ça pèse seulement 1,2kg et le prix (environ 400€) est plus abordable que ce que je pensais. Alors voilà que je me dis que pendant mes temps morts, ce serait pratique pour taper mes textes, et le wifi (internet sans fil) étant disponible dans les endroits les plus reculés gratuitement, je pourrais mettre en ligne mes articles et photos plus aisément.
Ainsi, la question est : en ai-je vraiment besoin? Pour survivre, ou simplement vivre non, c’est certain. Si j’ai besoin d’écrire pour certains lecteurs, si j’y trouve même un semblant de raison à mon voyage, à prix abordable, peut-être que je peux satisfaire ce besoin.
Je réfléchis encore un peu, et puis de toute façon, s’il est aisé de l’acquérir, il est aussi aisé de le lâcher en route, d’une manière ou d’une autre. Gadget? Besoin? Gadget? Besoin?

L’INCERTITUDE
Ne pas savoir où je vais arriver, où je vais dormir le soir même... dit comme cela, c’est effrayant! Et pourtant, on en éprouve vraiment une sensation de liberté. Il y a toutefois un temps d’adaptation, et je suis toujours au milieu de cette période. Au début, je me posais la question toute la journée, je sautais, j’attendais que quelque chose se passe, un petit signe qui m’indique comme par enchantement un coin parfait pour passer la nuit. Cela en était stressant, comme ça l’est dans la vie de tous les jours. Et puis petit à petit, j’ai arrêté de me poser la question, profitant tout naturellement de ce qui se présentait à mes yeux. Paysages, Hommes, moments uniques, je regardais cela avec attention et j’en oubliais ce besoin de savoir. J’étais libre de ce stress, et de suivre mon instinct au moment opportun. C’est ainsi que parfois je fus hébergé chez quelqu’un que j’aurai rencontré par hasard, alors que j’aurais paradoxalement laissé passer cette occasion si j’avais été trop préoccupé de mon avenir proche. Parfois je me retrouve nulle-part, mais il y a quasiment toujours un abri, ou un coin pour dormir, confortable ou non. Si ce n’est pas confortable un jour, ce n’est pas grave, ce sera d’autant plus appréciable quand je trouverai un meilleur endroit. Et ainsi j’ai réappris à comprendre qu’un lit, ce n’est pas une nécessité absolue, c’est un plaisir. Quand on en a un depuis toujours, on l’oublit.
Donc je n’attends rien, je laisse venir, et si cela ne vient pas dans la journée, je cherche tranquillement un coin le soir arrivant, sans stresser. Si les gens me voient dormir sur la plage? Ou sur les sièges confortables d’un bar ‘‘lounge’’ fermé? Je n’en ai cure, je dors, pensent-il ce qu’ils veulent, moi je suis bien ou je suis!

ET FINANCIEREMENT?
Oui, on me pose souvent la question. Il est certain que j’ai un peu d’argent de côté, et avec celui-ci, je me permets de ne pas trop me priver sur un grand plaisir : la satisfaction de mes papilles! Je cherche toutefois toujours à ne pas trop dépenser, et d’ailleurs j’ai trouvé une règle qui se vérifie souvent : Si un restaurant n’est pas très cher, il y a 50% de chances que ce soit bon, ou 50% que ce soit mauvais. Si un restaurant est cher, il y a 90% de chances que ce soit mauvais (je n’ai pas eu de chance en Grèce : 9 fois sur 9 je suis tombé sur les 90%!). Bien sûr je connais des restaurants après lesquels le portefeuille amaigri ne se plaint pas à son propriétaire comblé, mais c’est pour cela qu’existent les 10% de ma théorie. Enfin, on m’invite souvent à manger, ce qui est agréable, mais pas pour ce que vous croyez : au-delà de l’aspect financier, c’est le contact humain et le bonheur dans les yeux de la personne qui vous invite qui se transmet à travers le repas, on aurait envie de payer l’invitation elle-même, plutôt que la nourriture.
Bref, en logement et en trajets, je n’ai quasiment rien dépensé (sauf les ferrys qui augmentent pas mal le budget en Grèce). Mais il parait que plus tard en Orient c’est très abordable, alors peut-être que je craquerai plus souvent, enfin on verra.

Donc voilà quelques chiffes pour ceux que ça intéresse (tout en rappelant bien que c’est valable pour mon mode de voyage).
-Assurance de voyage (rapatriement, etc.) : 220€ pour 9 mois, agence en Angleterre très sérieuse et spécialisée (travel nation uk)
-vaccins pour à peu près le monde entier, et la galaxie voisine : environ 120€ mais je n’avais que 2 injections à faire, les autres étant déjà à jour).
-Visa pour l’Inde : 64€ (et environ pareil pour l’Iran, mais pas encore demandé). Beaucoup de pays (Amérique latine, Afrique du sud, Océanie, Asie du sud-est) sont gratuits, et d’autres au Moyen-Orient ont des prix fluctuants suivant l’humeur du garde-frontière.
-Carte Bleue Visa, bon ça dépend des banques, moi ça me coute la somme exorbitante de 10€ par mois, mais je vais quand même vérifier un de ces jours sa véritable utilité (c’est une Visa Premier, mais j’ai l’impression que c’est vraiment utile que si l’on dépense beaucoup de sous... ce n’est pas mon cas!)
Dépenses environ :
-France : 9€ par jour, en comptant les fêtes avec les copains.
-Belgique : 14€ par jour, aaaaah la bière belge!
-Allemagne : 12€ par jour, aaaaah la bière allemande!
-Pologne : 8€ par jour, et vraiment, j’ai bien mangé.
-Italie : 35€ par jour (seulement 2 jours, et j’ai pris le train à 37€)
-Slovénie : 31€ pour 3 jours, je crois que ce sont 2 nuits en auberges de jeunesse, et puis que c’est cher la Slovénie, faut pas croire! Mais enfin je ne comprends pas trop ce score, faudrait que je vérifie.
-Croatie : 0€ (hébergé 2 jours à Zagreb, je n’ai même pas pu offrir un verre à mon hôte qui a refusé catégoriquement de voir mon portefeuille sortir de ma poche)
-Serbie : 12€ par jour (et ça aurait pu être la moitié sans le festival où j’ai gouté à tout)
-Bulgarie : 12,5€ par jour (ça va ça va)
-Grèce continentale avec les copains : 33€ par jour sur 12 jours (avec 150€ par personne de location de voiture)
-Grèce continentale tout seul en autostop : 9€ par jour sur 5 jours
-Crète et iles : 12€ par jour sur 17 jours (avec 100€ de ferrys en tout)
-Moyenne Grèce : 19€ par jour sur 34 jours

Voilà, en tout, ben ça fait pas trop pour 4 mois, mais bon j’ai travaillé à l’ouest, et il faut garder à l’esprit que non, tout le monde ne peut pas voyager comme ça. Même si je m’approche de la nécessité réelle, je ne suis pas un vagabond, j’ai de l’argent de côté que j’utilise pour mon plaisir, gagné parce que j’ai la chance d’être européen et de pouvoir travailler pour plus d’argent, ou obtenu parce que j’ai la chance d’avoir une famille qui m’a largement soutenu financièrement pendant ma jeunesse et mes études.

PENDANT CE TEMPS EN FRANCE
-J’apprends que la grippe du cochon, même si tout y est bon, commence pourtant à faire des ravages. Ravages relatifs. C’est surtout qu’une grippe en été, c’est bizarre. Enfin je ne sais pas trop, je me méfie des chiffres que je vois dessinés dans les journaux, on ne sait jamais si c’est de l’art ou du cochon. En tous cas, si certains veulent m’éclairer sur le sujet (ou sur d’autres sujets actuels) en me présentant leurs vues et opinions, cela m’intéresse.
-J’ai bien failli alimenter les caisses de l’état par erreur. On a voulu me faire payer plus de 5000€ d’impôts sur le revenu, alors que je les ai déjà payés en Suisse! Heureusement que ma chère maman était là pour s’occuper de l’affaire, et remballer nos chers inspecteurs fiscaux. Un oubli de cocher une case sur la déclaration en ligne. Parait-il est-elle faite pour simplifier les démarches des contribuables. En tous cas, c’est simple pour ceux qui n’ont rien à déclarer. Pour ceux qui ne veulent pas payer, il faut surtout ne pas oublier de cocher les cases cachées. Pourtant je m’étais entrainé sur Mario Bros. Pas assez...
-Pas en France, mais en Suisse, ce qui n’est pas loin, voire pire. J’ai le regret de vous annoncer qu’il y a peu de chances que je revienne un jour sur le territoire suisse. Explication : après deux années à me comporter convenablement sur les routes suisses, c’est-à-dire à doubler les voitures par la droite sur l’autoroute, et à rouler 30 km/h au-dessus de la limitation en toute impunité grâce à mes plaques d’immatriculation étrangères, la police suisse a enfin réussi à m’identifier sur les deux dernières photos-surprise faites le 2 avril 2009, soit le jour de mon départ. Et oui, il ne fallait pas prendre l’Helvétie pour des lanternes, maintenant je risque de voir des inspecteurs de police venir me chercher directement au travail, chez Bobst (selon l’amende reçue chez moi en France). Héhé, autant chercher des trous dans le Gruyère (qui je le rappelle pour les non-helvètes, n’en a pas). Bref, si je suis ‘‘pincé’’ sur le sol tout propre de la Suisse, je risque de payer ces deux amendes de 200€, ainsi que toutes les autres en attente (surtout une trentaine de prunes de stationnement!), ce qui pourrait facilement s’élever à 2000€. Non merci, on se fera coucou depuis la frontière!
-et puis je ne sais pas quoi d’autre, si ça me reviens, je le rajouterai

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