Pour commencer, Athènes, c'est assez loin finalement! Nous arrivons donc vers la pointe sud de l'Attique, où nous pensons avoir le temps d'observer le coucher de soleil depuis un petit temple en haut d'une colline surplombant la mer. Le temple de Poséidon est-il dit dans notre guide. Ce qui n'était pas dit, c'est que c'était payant. Juste pour observer le coucher de soleil 15 minutes, ça ne nous enchantait pas de payer l'entrée, nous cherchons donc à contourner le grillage pour passer, puisque nous étions sur le côté est de la colline. Mais les petits malins ont laissé pousser ou peut-être même installé des cactus aux petites épines que l'on ne sent pas rentrer, mais qui nous firent passer tout de même le reste de la soirée à les extirper de nos jambes farcies ! Et pour la peine, nous n'avons même pas pu assister au coucher du soleil!
Bref nous cherchons un campement que nous établissons à l'arrache dans le noir sur une autre colline. Vers deux heures du matin, impossible de dormir, le vent s'était levé et secouait les tentes à nous en faire presque décoller du sol. Nous décidons de nous lever et de tout ranger, puis de chercher un autre endroit plus calme, en pleine nuit. Nous atterrissons sur une plage où nous n'installons pas les tentes, seulement les matelas de sol, les duvets, et nous dormons ce qu'il nous reste plus agréablement, presque à l'abri du vent. On aura tout eu cette journée ! Et le pire, c'est que nous n'avons même pas réussi à choper une pastèque pour le petit déjeuner... Vraiment la loose.
Ensuite, pour des raisons familiales, Mÿtopoulos et Karolikas prirent l'avion pour la France sur deux jours. Je passai donc trois jours à Athènes, d'abord avec Mÿtopoulos, puis seul, puis avec Karolikas. On pose cette dernière à l'aéroport avant de nous diriger vers la grande ville de quatre millions d'habitants, le tiers de la Grèce. Une bonne douche nous attendait à l'aubergine de jeunesse que nous avons réservée ! Et nous en avions bien besoin, surtout par la suite. Après avoir mange un bon gros gyros, nous nous dirigeons vers l'Acropole, ancien site de vestiges millénaires au centre d'Athènes. En bon touristes, nous en faisons l'ascension à 13h30, en plein cagnard. Je riais bien des touristes qui arpentaient Séville en plein après-midi sous quarante-cinq degrés tandis que je faisais la sieste. Mais nous ne faisons pas mieux à Athènes !
Cette ancienne cité a quand même quelque chose de magnifique, mais il est tout de même difficile d'imaginer la réalité de l'époque. L'époque, c'est il y a vingt-six siècles ! On se balade donc au milieu de tous ces vestiges, tout en buvant un litre d'eau à chaque fontaine que l'on trouve, c'est étouffant cette chaleur citadine. Après avoir pris des photos avec toutes les amphores, nous nous installons à l'ombre dans un parc pour faire la sieste, et nous ne sommes pas les seuls ! A la sortie du parc, nous tombons par hasard devant la maison du président, où deux gardes en costume traditionnel entament une sorte de parade dans laquelle leurs gestes sont si lents et articulés qu'on croirait la démarche du mélange d'un dindon avec un autruche ! Ensuite, petit coup d'œil au Stade Olympique qui accueillit les premiers jeux, à Athènes, en 1896, puis la journée se finit sur un petit verre en terrasse et un restaurant où nous nous régalerons.
Le lendemain, je me balade tranquillement dans des petits marchés ombragés, des ruelles oubliées, plantées de petits magasins de fringues à la dernière mode scandaleuse, côtoyant des boutiques d'iconographies ou peintures religieuses orthodoxes. Je suis tombé aussi sur un magasin où l'on vendait des bateaux télécommandés, des machines à coudre et des boites à outils... rien de plus. Étonnant mélange, ce doit être pour combler chaque membre de la famille.
A Athènes, on y vient pour les ruines dit-on. En vérité, on y vient pour les vestiges, car les ruines, ce sont bel et bien certaines maisons qui se cassent la gueule. A Athènes, les ruines sont contemporaines!
Beaucoup de gens, peut-être la moitié des 35-60 ans et les 90% des plus âgés, manipulent sans cesse dans une de leurs mains un chapelet. C'est un objet constitué de perles enfilées en collier sur un cordon, avec en bout généralement une croix. Et ils le secouent dans tous les sens frénétiquement, un peu comme ces boules anti-stress que l'on presse dans la main.
Beaucoup de grecs sont très dévoués aux signes religieux, en voiture, dès qu'ils croisent une église ou un monastère, ils se signent de la croix (en lâchant le volant même dans les virages de montagne les plus dangereux bien sûr!), et les occasions sont fréquentes.
Les policiers d'Athènes, ce sont des guignols. On les a vus plusieurs fois arpenter les rues en groupe, à douze sur six mobylettes de police. Ils s'arrêtent en plein milieu, discutent en riant, puis repartent en faisant le plus de bruit possible avec le bruit strident de leurs cacahuètes. On dirait le gang des mobs du village, constitué des jeunes boutonneux de seize ans qui font les kékés dans les rues, mais avec des costumes de policiers!
Tient, en Grèce, ils n'ont pas des "princes au chocolat", ils ont des "princesses au chocolat".
Voila un peu ce qui me vient en tête à propos d'Athènes, ou d'autres observations faites ces jours-ci. Si, Mÿtopoulos et Karolikas, vous voulez en rajouter qui m'auront échappées, envoyez moi cela par mail et je le rajouterai.

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