Le samedi 15 aout, nous nous dirigeons vers l'ile (ou presqu'ile, puisque reliée au continent par un pont, comme à Oléron) de Leucade dont on nous a dit du bien. Avant d'arriver, nous nous arrêtons dans une petite ville côtière a priori sans grand intérêt, pour manger un bout. Nous voulions tester le fameux gyros, sorte de kebab grec au porc. Impossible d'en trouver un d'ouvert! Quand enfin une dame nous dit qu'aujourd'hui est jour de fête religieuse dans toute la Grèce, et que personne ne mange ni ne fait de viande. Mais oui! On est le 15 aout, le jour de l'ascension, on oublie parfois ce genre de choses quand on est déconnectés. Cette dame tenait un restaurant, nous nous y asseyons donc, et elle nous dit que spécialement pour nous, elle peut quand même nous préparer de la viande. Mais nous allons faire comme tout le monde et manger du poisson. Elle nous tend la carte, s'excuse de la traduction approximative en anglais. Nous, de toute façon, ne connaissons pas les noms des poissons en anglais, alors nous lui demandons qu'elle nous fasse ce qu'elle veut. D'un signe, elle nous dit de la suivre, puis nous emmène dans la cuisine, nous présente le chef. Celui-ci, très accueillant aussi, commence à ouvrir ses frigos et nous montre tous ses poissons, puis nous demande de choisir! Là, nous savons donc que nous commandons de la daurade, du rouget, des sardines... Il nous montre le grill, nous approuvons. Ainsi, un peu plus tard, la serveuse toujours aussi aimable nous emmène une salade grecque ultra-copieuse à partager, puis les poissons grillés. Un régal, et comme si ce n'était pas tout, elle nous offre un petit dessert grec, des cerises au miel ou un truc comme ça. Vraiment bien reçus, et pour pas cher, et comme elle n'avait pas la monnaie, elle nous fait même un rabais!
Sur la route, nous nous sommes arrêtés sur un site de ruines, juste pour les voir. Juste quelques briques représentant des fondations d'anciennes maisons. Pas de quoi casser trois pattes à un canard. Les ruines, c'est fade si l'on n'a aucune explication...
On passe sur l'ile de Leucade, on voit quelques coins envahis par les touristes, pourris de déchets. Nous nous enfonçons un peu plus dans le sud-ouest de l'ile, suivant des routes de plus en plus étroites, montant et descendant dans les montagneuses côtes escarpées.
Une route sinueuse, au milieu de milliers d'oliviers sur les flancs montagneux, puis en bord de falaise, nous conduit à une plage somptueuse. Porto Katsiki, presque à la pointe sud de l'ile. Des galets d'un blanc olympien rentrent dans la mer transparente, sous l'ombre d'une falaise vertigineuse. Quelques rochers de pierre blanche (craie) séparent la plage en plusieurs coins agréables. En passant derrière ces rochers, à notre grande joie nous apercevons un amas de détritus, bouteilles en plastique, gobelets, paquets de cigarettes, et des trucs bien pire. Je suis désolé de casser l'ambiance, mais il faut bien l'avouer, la Grèce est un sanctuaire à déchets, on ne peut pas les éviter, là où l'homme peut passer, il y a de la merde. C'est vraiment dommage, et beaucoup de grecs ne semblent pas s'en soucier.
Bref, on trouve quand même un coin assez propre, sous la falaise, pour planter nos tentes et observer un superbe coucher de soleil sur la mer, entre les falaises. Une nuit passée à être bercés par le léger ressac, c'est vraiment agréable! Et quoi de mieux : le matin, la falaise nous fait de l'ombre!
Mais nous ne trainons pas trop, nous allons jeter un coup d'œil à la pointe extrême sud de l'ile où un phare fait son travail du haut d'une autre falaise de 72m. Endroit sauvage où peu de touristes viennent se risquer, préférant les plages dégueulasses et bondées de l'est de l'ile où nous ne nous attarderons pas.
Et nous partons donc sur la route d'Athènes, dans le sud-est Grec, sur une péninsule nommée l'Attique.

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