Après une dizaine de jours passés autour d’Ooty, je me décidai enfin à redescendre et à entamer ma traversée du Tamil Nadu vers le sud-est, vers Rameswaram, lien entre le Sri Lanka et l’Inde.
Ça commence donc par une descente de près de 50 kilomètres. En comptant que je l’ai faite en 1h40, en m’arrêtant deux fois pour un petit thé, ça me fait une moyenne d’environ 30km/h, et je pense bien avoir pointé à 50! Beaucoup plus excitant que la descente supposée dangereuse vers la jungle. D’ailleurs, en parlant de dangerosité, les gens ici ont des problèmes pour la juger. Cette descente d’Ooty vers Mettupalaiyam à l’est est bien moins pentue, mais bien plus dangereuse que l’autre descente à l’ouest vers Masinagudi, bien qu’on m’avait dit le contraire. Ce qui la rend si tendue, ce sont les deux voies : les gens se sentent obligés de doubler, à vive allure, et sans visibilité! En effet, les camions et les bus roulent bien lentement, et même en descente. Cela fait des files de voitures et motos sauvages toutes prêtes à dépasser au moment où le virage arrive, parce qu’en ligne droite, on sait jamais, il y a peut-être un piège. Et ceci se passe à flanc de falaises, avec le précipice de l’autre côté! Ainsi, moi en vélo, je devais parfois doubler aussi car j’allais plus vite que les bus, mais le problème c’est que je ne peux accélérer quand j’ai dépassé les 17-18km/h, donc doubler doit se faire soit sur la lancée, soit il faut attendre un virage en épingle à cheveux et ruser (sinon, c’était trop dangereux, mais je pouvais aussi faire comme tout le monde et me dire que ça passera). Aussi, je n’ai pas de freins aussi efficaces que ceux des véhicules, donc je me suis retrouvé plusieurs fois sur le bas-côté pour éviter de tamponner une voiture qui aurait freiné brusquement. En quelques kilomètres, j’avais néanmoins chopé la technique et les risques se sont estompés. Finalement, c’est passé bien vite et j’aurais bien aimé continuer à descendre, mais toutes les bonnes choses ont une fin dit-on.
Je passe Mettupalaiyam et décide de continuer vers Coimbatore, vu qu’il est assez tôt. Je pensais retrouver les villages et les campagnes... que nenni! La route entre ces deux villes, environ 30 kilomètres, est une longue tentacule urbaine continue. Parfois, au hasard d’une rue transversale, j’ai vu quelques champs au loin, mais en réalité, je n’ai pas échappé aux klaxons et aux gaz d’échappements depuis que je suis revenu en plaine. Et bien ça promet.
Au milieu, il y a de petits festivals parfois ou les gens s'aspergent d'eau en écoutant de la musique bien fort. La dame aux cheveux courts, elle était bien à fond.
Je me trouve une petite chambre sur Coimbatore et décide de ne faire que passer, et de repartir le lendemain par des petites routes parallèles que j’ai repérées sur la carte.
J’ai bien fait.

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