mercredi 8 juillet 2009

Pologne - Cracovie - Ses ruelles, son hôpital...

La première chose que j'ai visité a Cracovie, c'est un de ses hôpitaux !

Je pensais être presque guéri de mon petit mal du week-end, mais à peine arrivé à Cracovie, qu'un nouveau symptôme m'inquiéta un peu plus. Łukasz, qui était mon coloc a Séville, et chez qui je devais rester dans cette ville, m'a accueilli à la gare avec sa femme Gosia, mais nous avons malheureusement dû passer la première soirée ensemble a l'hôpital. Le premier que nous allons voir, ils nous annoncent directement la couleur :
« Łukasz : c'est ici les urgences ?
Accueil : oui, qu'y a-t-il ?
Łukasz : mon ami est malade, il a besoin d'examens.
Accueil : D'accord, installez-vous là, il y a environ 8 heures d'attente !! »
Oui, ce sont les urgences ! Bref, Łukasz s'est renseigné afin de trouver mieux et nous sommes allés dans un nouvel hôpital où ce fut beaucoup plus rapide, bien qu'ils m'aient demandé de rester la nuit afin de faire un nouvel examen le lendemain matin. Bref, je ressors de là avec comme prescription des médocs pour 15 jours et un nouvel examen a faire à ce terme. J'ai donc décidé dans la journée, puisque je ne me suis pas encore trop éloigné, que je rentrerai en France pour cet examen.
Je le savais, qu'il ne faut pas faire de plan de voyage ! J'aurais étudié un itinéraire pour rien, pour tout remodeler maintenant. Alors que là, je décide sans aucun regret, sans peine, de rentrer en France quelques temps. Je décide, de moi-même. Je n'y suis pas contraint. Seule ma conscience m'y invite. Et je suis heureux en moi-même, je n'ai pas de peine à changer de route. Je le savais dès le départ, que cette route pouvait changer. En voici la preuve. Cette preuve ne serait pas arrivée de cette manière et à ce moment, qu'une autre aurait surgit plus loin.
Et je l'ai toujours dit, même si je sais que certains ont encore du mal a vraiment le comprendre pour l'instant, je ne voyage pas après une destination (si je dis l'Inde, c'est parce que je ne voulais plus désappointer tous ceux qui ne comprenaient pas que je n'aille nulle-part, alors j'ai mis le doigt sur le globe en fermant les yeux...), mais je traverse des paysages, je croise des regards, j'accompagne des gens, je découvre des vies, je m'imprègne d'ambiances. C'est comme cela que j''aime voyager. Ce n'est pas dans un cocon où l'incertitude est réduite au maximum, où les échanges se contentent d'un regard passant du guide Lonely Planet au monument qui raconte une histoire comme les livres le font.
Passé cette parenthèse, je pourrais raconter que je suis sorti de l'hôpital, que je me suis promené dans Cracovie, que j'ai passé la soirée à me promener dans le quartier juif avec Łukasz et Gosia, et que ce matin au réveil je suis allé déambuler dans les allées d'un marché polonais, aux étalages remplis de fruits et légumes de saison, que j'ai acheté des framboises et des fraises comme en France on achèterait des patates...
En fait j'aurais des milliers de choses à raconter, mais au risque d'en décevoir certains, ce que je vis, ce sont mes yeux, mes sens, mon esprit qui le captent. Ce ne sera jamais la vérité, ce sera mon ressenti. Et je ne saurai pas le mettre aussi bien en lettres. Et j'invite tous ceux qui veulent rêver, à vivre plutôt que d'envier.
Bon je n'en écris pas plus pour l'instant, car il y a des quartiers qui attendent qu'on les vive, tout autour de moi. Alors j'y vais de ce pas.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

 
/** Google Analytics */