vendredi 18 juin 2010

Retour à l’orphelinat

De Kanyakumari, j’ai rejoint de nouveau Uvari, le village de pêcheurs où j’avais été si bien accueilli, achevant en même temps mon tour à vélo dans le Tamil Nadu.
Mon Hercule aura bien tenu ses 2000km, malgré quelques réparations et changements de pièces. Je suis aussi content d’avoir parcouru ces kilomètres moi-même. Car franchement, même si j’étais bien motivé à prendre le départ, au fond de moi je ne me croyais pas capable de pédaler autant, et de tenir la longueur! Encore une fois, j’ai réalisé que lorsque l’on souhaite vraiment quelque chose, on le fait. Et peu importe la dureté des épreuves, car finalement à la fin on se souvient surtout des expériences positives. Et quand on n’a pas vraiment envie, on revient avec toutes les mauvaises expériences à raconter. Ce n’est pas mal non plus, comme on dit, on en rit après coup. Mais je crois que je préfère réaliser les choses dont j’ai personnellement envie, quitte à oublier les mauvaises expériences!

Un peu confus tout ceci. Mais, il faut dire que je ne suis pas dans l’humeur prosaïque aujourd’hui. En fait, j’ai surtout à donner quelques informations. Je continue donc :

Faire des crêpes avec une vieille poële à dosas au feu de bois, c'est pas facile!

A Uvari, j’ai décidé de laisser mon vélo à ces gens qui n’ont pas un seul véhicule et qui partagent un bateau entre pêcheurs, cette famille parmi tant d’autres qui fut aux grands soins pour moi, peut-être un peu trop. Enfin, relativement, c’est aussi sans doute nous en Europe qui ne sommes pas assez aux grands soins pour nos hôtes. Qui sait ce qui est trop, pas assez, ou adéquat? J’ai aussi délesté mon sac de deux-trois objets inutiles et pesants, d’un gros livre en anglais que j’ai fini et j’ai donné tout cela aux intéressés. Car maintenant, je n’aurai plus de porte-bagage sur mon vélo pour transporter mon sac. En fait, je n’aurai plus de vélo!
Au fait, si certains de mes lecteurs passent dans le coin près de Kanyakumari, et sont intéressés par plus que du tourisme, n’hésitez pas à me demander les renseignements. Ces gens vous accueilleront avec tellement d’amour. Ils n’attendent que ça : vous rencontrer!

J’ai enfin pris le bus pour Dharmapuri, retraversé en une nuit le Tamil Nadu du sud au nord, ce qui m’avait pris deux mois de zigzags à bicyclette.
Dharmapuri, c’est la ville où j’étais tombé sur un orphelinat (voir cet article), dans lequel j’étais resté une semaine et avais commencé à créer un site internet. Puis reparti sur mon chemin, je n’ai pas vraiment eu l’occasion de me connecter et de travailler pour finir le site. J’ai donc décidé de me replonger dedans et de le terminer une bonne fois pour toutes. Surtout qu’en ce moment, la trentaine d’enfant est logée dans une petite maison et ils se marchent dessus, car le proprio a décidé de reprendre une partie du bâtiment. Donc ils ont besoin de fond pour avancer un projet où les enfants seront plus à l’aise et se sentiront dans leur propre maison.

Alors voilà, j’ai travaillé pas mal à mettre tout en ordre, et même s’il y a encore peut-être quelques bugs et quelques contenus à mettre à jour, c’est fini, c’est opérationnel.

J’invite donc tous mes lecteurs à jeter un œil sur www.peacechildren.com et à faire suivre le lien, en parler, faire fonctionner les réseaux.

Quand je suis arrivé là, il n’y avait aucun moyen de communication moderne, et Luke, ou Daddy, le fondateur de l’orphelinat travaillait sans cesse à chercher de nouveaux donateurs localement. Mais en Inde, les donations sont surtout des moyens de combler les trous tant bien que mal. C’est pour cela que j’ai proposé d’étendre la communication à l’étranger, pour trouver des fonds supplémentaires.
Daddy travaille beaucoup pour lui-même gagner de l’argent. Malgré sa propre jeunesse en orphelinat, il a pu étudier et devenir consultant juridique pour l’état. Il mêle ses revenus avec ceux de séminaires qu’il fait en tant que pasteur. Les dons que reçoit l’orphelinat sous sa responsabilité sont rarement suffisants pour la pérénité de celui-ci. Ainsi, il complète de sa poche chaque fois que c’est nécessaire, afin que les enfants ne soient jamais dans le besoin. La vie est simple, et dans la maison de la famille, il n’y a pas d’objets superflus comme nos maisons européennes en sont envahies. Il y a juste le nécessaire, et cela fait de la place pour entasser beaucoup d’amour. Je peux assurer que les enfants ici sont incroyablement bien élevés, éduqués, heureux. Un immense contraste avec la vie qui les attendait s’ils etaient resté dans l’abandon.

Sur cette photo, Daddy traduit une lettre à un des enfants, qui vient de ses correspondants américains. Il tient leurs photos dans sa main, et il est vachement content :)


Pour n’importe quelle question particulière à propos de cet orphelinat, n’hésitez pas à me contacter. xavierpince@gmail.com
Il y a possibilité de parrainer des enfants. Lorsque tous les enfants seront parrainés et sponsorisés (il suffit de 25€ par mois pour TOUS les besoins de l’enfant, nourriture, santé, éducation, vêtements), les sous de Daddy pourront aller à des projets de développements. Un gros projet actuellement est de faire construire leur propre maison afin de ne plus avoir à payer de loyer, et à déménager constamment.
Il est aussi possible de venir rendre visite, les enfants et leurs protecteurs seront ravis de vous accueillir. C’est une formidable chance aussi de pouvoir avoir un lien avec le monde extérieur. Il sera donc possible de faire du volontariat. Demandez-moi aussi si vous avez des questions à ce sujet.

Voilà, c’est un peu tout ce que j’ai à dire. Je vous laisse le soin de parcourir le site, et aussi de me donner votre feedback, vos commentaires. Car vous avez du recul, et il y a sans doute un tas de trucs que je n’ai pas vu et qui ne sont pas clair...

Rappel : www.peacechildren.com

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