Cologne, je n'ai pas trop accroché. Marian, le couchsurfeur qui m'accueillait chez lui, était très sympathique et accueillant, mais n'aimait pas du tout sa ville (il attendait impatiemment d'en repartir) et ne put donc pas m'en vanter les mérites. Je parcourus cependant les rues de la ville pour m'en faire une idée. Et ma première impression fut de me retrouver dans une ville où les gens ne sourient pas, où tout le centre ville est une usine à shopping. La vieille ville se résume à une petite ruelle pavée, seule ayant, a priori, survécu aux bombardements de la guerre, avec sa cathédrale gigantesque. Impressionnante cathédrale en effet, que l'on voit de loin, et même encore plus. Enfin les églises et les cathédrales, ce n'est pas mon lot. Bref, c'est une mauvaise impression mais je préfère penser qu'une autre fois et dans d'autres circonstances, je pourrai aimer d'autres facettes de cette ville que je n'ai pas vues durant ces 2 jours.
Je soulignerai quand même quelques images qui m'ont plues : L'ambiance des ruelles du pourtour de la ville, presque romantique, éclairées par la lumière chaleureuse des lampadaires, qui n'est ni sombre ni claire. On apprécie à boire une Kölsh, bière locale, en terrasse et bavarder. J'ai là discuté avec un iranien, Arjan, qui m'a fait saliver en me parlant de son pays, et montré certaines routes non touristiques et a priori magnifiques à suivre, ainsi que quelques contacts utiles. Ensuite, le jour de partir, je me rends de l'autre côté du Rhin pour le rendez-vous que j'ai pris par l'intermédiaire du site de covoiturage allemand ‘‘mitfahrgelegenheit’’. J'emprunte le grand pont ferroviaire métallique, et ici, accrochés sur la grille de séparation des trains, des milliers de cadenas, de toutes formes et toutes couleurs sont accrochés. Y sont gravés ou inscrit à l'indélébile les noms associés de tous ceux qui se sont unis pour la vie et qui ont voulu symboliser leur union à cet endroit. C'est assez beau et en même temps étrange, symboliser l'union par un cadenas à clé! (Cela me fait penser qu'en espagnol, "esposas" signifie à la fois "épouse" et "menottes") Je me suis laissé aller à toutes sortes de réflexions en parcourant ce long pont. Je me disais que ce cadenas représente l'attachement de l'un à l'autre. Je me disais aussi que, chacun des deux membres possédant une clé, il est en pouvoir de chacun d'eux de détacher le cadenas, et de le jeter par dessus bord. Ainsi, il y a des milliers d'unions représentées sur ce pont, mais combien de désunions sont noyées là-en-dessous dans le large Rhin? Je souris pourtant toujours en sortant du pont, repensant à ces quelques cadenas auxquels ont été rajoutés de plus petits avec le nom des enfants gravé dessus, formant ainsi un début d'arbre généalogique.
Enfin un dernier élément positif fut lorsque je cherchais en fronçant les sourcils le nom d'une rue qui ne devait être indiqué nulle-part. Un cycliste s'arrête spontanément en me voyant chercher, et ne parlait qu'allemand (ce fut là l'occasion de tester mes maigres connaissances!). Il voulait m'aider et m'indiqua donc que cette rue était bien celle que je cherchais. Puis il s'en alla en souriant. Il y a donc des gens aimables ici, il faudra donc que je revienne dans d'autres circonstances!
mercredi 27 mai 2009
Allemagne - Cologne - L'entrée en Allemagne
Lundi je repars pour Cologne, où je serai accueilli encore par un Couchsurfer local. J'ai eu plus de peine en autostop, malgré tout le monde me disant que c'est courant en Belgique... Une heure à attendre à la sortie de la ville, m'abritant parfois lors de quelques averses orageuses. Un facteur me prend pour m'emmener un peu plus loin où ce sera semble-t-il plus facile. Là j'attends encore 40 minutes, avant qu'un ouvrier sortant de son usine m'avance à la prochaine station essence. Ici je demande à plusieurs voitures de m'avancer au moins jusqu'à Aachen (Aix-la-Chapelle, porte de l'Allemagne), et j'attends 30 minutes avant qu'un gros ingénieur barbu allemand accepte, après que j'aie un peu insisté, de m'y emmener. Sa grosse Mercedes était très confortable mais je n'en ai pas beaucoup profité car il me dépose à la frontière 10km plus loin, sur une station peu fréquentée. Ici à force de demander, 45 minutes plus tard un entraineur de tennis revenant d'un tournoi en Belgique m'emmène enfin jusqu'aux portes de Köln (Cologne). C'est marrant, en parlant, j'ai découvert qu'il connaissait Biscarrosse, et qu'il avait même été manger au Restaumer, le restaurant de mes parents!

2 commentaires:
cherche l arbre genealogique de la famille de la ruelle
Je ne peux pas moi-même, je suis très loin. Mais mes lecteurs de passage à Cologne vont pouvoir essayer!
Eh, comment es-tu tombé sur mon article? C'est intéressant de voir que des gens que je ne connais pas (je crois) me lisent :)
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